1.22.2007

En serrant la pince à Emir...

Vesna m'appelle déjà pour la troisième fois : "Enfin Raphaël, mais qu'est ce que tu fous pićka ti mater (par la chatte de ta mère) ! on ne laisse pas passer une chance comme celle-là !!!"
Je cours dans les couloirs du métro, cela fait remonter bien des souvenirs, car en règle générale, je pars pile au moment où je suis sensé arriver. Je sors à Châtelet, direction Pompidou, au pas de course. Je réfléchis à ce que je pourrais bien lui dire, à cet Emir, que je suis venu voir.
J'entre enfin, en nage, dans le centre culturel de Serbie, et je monte quatre à quatre les marches qui me mènent à la réception. Vesna m'accueille en me faisant les gros yeux, et je lui répond par une petite mine désolée. Elle transforme aussitôt sa moue en sourire, je crois qu'elle a un peu le béguin.
Comme je suis grand, je le repère de suite, au fond de la salle, entouré de gens qui se pressent, comme des mouches, autour de lui. Le grand Emir Kusturica, celui d'Underground, de chat noir chat blanc... Un colosse aux yeux noircis, à la mâchoire impressionnante, à la chevelure de chien errant. Le type a l'air calme et posé. Vesna m'explique qu'ici personne ne fait de cinéma, et que c'est cela qui l'apaise. Alors moi aussi je me presse, je joue des coudes, jusqu'à l'atteindre. Seulement à ce moment il décide de changer d'air et de coin. Mon sang ne fait qu'un tour, car il me semble que je n'aurai pas de deuxième chance, et je me mets à crier, "Emiiiir !!!" en roulant le "r", pire qu'un italien.
Le colosse se retourne, et me contemple. Il me sourit, mais plutôt l'air moqueur qu'avenant. Alors je m'aperçois que je n'ai pas eu le temps de me rafraîchir, et que je dégouline de sueur, que ça me donne l'air ridicule... tant pis.
Je lui explique en serbe que je suis un français "propre" (ce qui veut dire, en serbe, à 100%), mais que j'ai appris sa langue, que je connais son pays, que je veux faire un documentaire sur la Serbie, et que j'ai besoin de lui.
Je ne lui demande ni argent, ni contact, ni soutien. Ce que je veux c'est une interview, qu'il me parle de la Serbie, pour faire avancer mon film (et pleuvoir le fric). Il me dit que le patron du centre culturel va me donner son numéro au village, en Serbie. Je tente d'avoir son mail, mais il m'explique que c'est compliqué pour lui, trop de demandes. Je le remercie et laisse les autres mouches l'assaillir, puis me dirige vers le patron du centre culturel, en costard pincé, au sourire stupide et sûr de lui, pour lui réclamer le numéro promis. Il m'explique de revenir "une autre fois"
... ça va les mecs j'ai compris...
Avant de partir, voilà que je croise à nouveau Emir qui change continuellement de coin, et là je fais une connerie.
Lorsque je parle serbe, toujours, je me crois en Serbie. Avec les serbes, s'il y a un truc qui marche bien, c'est de les appeler "frère", alors d'eux on obtient tout, ou presque.
Je lui serre la pince, et lui dis, en serbe "Je pars frère, j'espère qu'on se reverra". Malheureusement ce qui marche avec les bons paysans serbes ne marche pas avec le gratin. Ces yeux déjà très noirs s'assombrissent encore... Il me répond "vidimo se" (nous nous reverrons), mais il regarde ailleurs, exprès.
... ça va mec, j'ai compris...
je ne suis pas ton frère, et tu ne m'aideras pas.

Tant pis mec, avec ou sans toi, je ferai ce film, ce sera sans toi.

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24 Comments:

Blogger Scheiro said...

Très bon récit, Raf, et j'avais deviné dès l'annonce su prénom que tu avais rencard avec l'Emir, la papa en voyage d'affaire ;-))
En tout cas leur stratégie pour éviter les requêtes en tout genre est bien rodée. Mais je suppose que c'est le fait d'avoir parlé serbe qui t'as perdu E.K. doit sûrement faire face à un nombre incalculable de requêtes en tout genre, au nom de la solidarité nationale. Il a peut-être pensé à une ruse de la part d'un compatriote futé, et, de plus, ton accent paysan ne pouvait certainement pas l'inciter à croire que tu disais vrai.
Mais, tu as raison : avec lui où sans lui....

10:57 PM  
Anonymous yves said...

Raf, un vrai plaisir à te lire ! J'y étais, ma parole j'étais près de toi. Mais je me suis dit, aussi, bon sang, pourquoi mon copain Raf a-t-il été chercher un Emirrrrre serbe. Il y a plein de pontes français qui font aussi bien que ce gars et encore mieux.
Tu sais ce que m'a rappelé illico ton lapsus "frère" à l'Emir ? C'est un jour où j'étais reçu par Charles Fitermann au Ministère des Transports avec toute la smala du cabinet. Dans le feu de la discussion voilà que je lance à Monsieur le Ministre qu'on ne pouvait accepter un truc qui ressemblait à un "oukase" ! Si tu avais vu la tête de Charles... et la mienne ! Mais c'était un homme intelligent et on a bien rigolé.
Et ce film, comment on fera pour le voir ?

10:59 PM  
Blogger yb said...

Faut déjà le faire avant,mais tu n as pas froid aux yeux c'est déjà un bon point pour toi. ;)

7:51 PM  
Blogger raf said...

Merci de vos passages les amis, dans les coups durs y a rien qui fait plus de bien qu'un petit mot des copains.

@Scheiro, le fait de parler serbe avec mon vieil accent de Nis ne fut pas ma seule erreur. J'ai passé les autres sous silence pour que le récit ne prenne pas l'allure d'un blog d'ado sur lequel on comprend à chaque phrase "qu'est ce que je me trouve nul...".
Je dirais même que j'ai tant merdé lors de cette entrevue que j'interprète mon attitude comme un véritable acte manqué, et donc inconsciemment voulu.
Lorsque j'imagine mon film je le vois sans aucune interview, ni d'un grand artiste comme Emir, ni de mes bons paysans. J'aimerais trouver la voie qui me mènera à un documentaire rythmé et sans interview, tout en restant profond... vaste dilemme.

@Yves, je comprend tout à fait que tu puisses avoir des réserves sur la qualité des films de Kusturica, mais ce n'est pas mon avis. J'adore ses films, ils sont à la fois fort de sens et lourdement déjantés, c'est mon rayon préféré. :-))
C'est vrai que lorsqu'on commet un lapsus et que les conséquences sont heureuses on en est fort content, car c'est le genre de choses qui ont le pouvoir de renforcer des liens. Mais quand le lapsus provoque la fin brutal d'un dialogue, ma foi on ne fait pas trop le fier.
Si je réussis mon coup on verra ce film à la télé, voir sur grand écran. Et si je merde et bien il sera diffusé à quelques festivals et centres culturels. Nous verrons bien, comme dis Yb faut d'abord le faire.

@ Yb, tu te trompes mon pote, j'ai plutôt froid aux yeux lorsqu'il faut jouer quelque chose d'important sur un court instant, mais je me force à y aller quand même. En règle générale je suis en sueur, je tremble, je loupe mes argumentations et je fais tout foirer. Je suis comme toi, Yb, je développe des qualités sur quelque chose surtout lorsque j'ai le temps de le travailler.
En même temps cela me donne plutôt de l'espoir, parce que dans toute cette masse de parisiens habiles dans l'art de faire son trou dans les soirées mondaines, il y a bien peu de créateurs dignes de ce nom.

Sinon vos compliments sur la structure du récit, Scheiro et Yves, me posent pas mal de questions, parce que je l'ai écrit très rapidement.
Comme je suis dans une période de correction des textes précédents et que je me prend la tête sur chaque mot. De tels compliments sur un récit écrit à la va-vite me font réfléchir sur ce qui est bon dans l'écriture.... encore une vaste question :-)

3:38 AM  
Blogger Scheiro said...

Lz problème Yves, c'est que par rapport à ton époque, les pontes français sont encore plus difficilement abordables qu'un Emir serbe, mondialement connu. Les banques fr. sont très très frileuses et personne ne semble prêt à donner un véritable coup de pouce à notre jeunesse talen-tueuse.

Le népotisme fait des ravages et plus aucun bookmaker ne fait de paris sur l'avenir de nos artistes. Il faut s'en remettre à des circuits administratifs pourvoyeurs de subventions lesquelles sont distribuer de la même manière que sous l'ex-régime de l'ex-URSS.

Raf, aurait certainement plus de chances s'il s'installait demain à St Petersbourg qu'en se cognant à toutes les portes de l'ex-capitale des Arts et la Culture :-(

5:32 PM  
Blogger Scheiro said...

distribuées ;-))

5:34 PM  
Blogger raf said...

Ce qui est bizarre c'est qu'en même temps il n'y a jamais eu autant de films en tous genres en France qu'actuellement, enfin il me semble...
Seulement le truc, c'est qu'il n'y a pas de pognon, tout se fait "à l'arrache", comme nous qu'on dit les djeunes.
ceci dit, le manque de fric n'est pas mon obstacle premier. La première marche, c'est l'écriture. Je veux savoir exactement quoi et comment je veux filmer.
Ensuite tout cela sera confronté à la réalité et changera, pour le meilleur, j'espère. :-))
L'écriture d'un film sur les Balkans est assez ardue dans la structure, mais tout cela est très riche et je vais finir par m'en sortir.... Bref cela me donne l'occasion de te remercier à nouveau pour toutes ces sources d'informations que tu m'as donné. Elles resteront gravées dans ce blog, et petit à petit il y a de très grandes choses que les tous ces bouquins soient achetés, et lus...
De la connaissance viendront les axes du film, de mon imagination et de la réalité viendront le reste.

12:35 AM  
Blogger yb said...

Pour en revenir à Emir, je me souviens avoir vu un truc à la tv sur Cannes.Emir venait d'être récompensé pour son film. Et au cours du festival Emir rencontre Coppola pour qui il vouait une grande admiration. Il l'aborde de façon un peu gauche et lui explique son admiration pour son oeuvre. Coppola reste interdit, inquiet et fuyant, se demandant ce que peux bien lui vouloir cette grosse masse hirsute. Emir a beau lui expliquer qu il vient d'être récompensé pour un film, qu il a reçu un prix etc... Rien n'y fait. Coppola fini par lui donner sa main à serrer, toujours aussi méfiant.

Et le pauvre Emir fini par le quitter, vraisemblablement aussi désapointé que toi. ;)

1:02 PM  
Anonymous yves said...

Je ne comprends pas, Raf ! Je ne me souviens pas d'avoir émis une opinion sur les films de Kusturica.
Je crains une bourde digne de mon ignorance. C'est qui, Emir ? Un émir ou Emir ?
Désolé, je n'y mettrai plus le doigt !

4:20 PM  
Blogger raf said...

@Yb, Excellente cette rencontre ratée de l'ami Kustu. Julia après avoir lu ce récit m'a dit : "t'inquiètes l'ami toutes les stars ont une anecdote semblable a raconter, un jour tu la raconteras en riant à des journalistes". Elle est peut être pas très objective Julia, mais qu'est ce qu'elle est sympa ! :-))

@Yves pas de problème l'ami j'ai pensé que tu connaissais ces films an lisant le passage où tu dis que des français font mieux. Mais clique donc sur ce lien et tu sauras tout sur l'oeuvre d'Emir (son prénom) Kusturica. J'ai adoré ses films, mais il faut aimer les trucs délurés. Sinon point d'excuse, tu pourras te tromper mille fois dans tes commentaires, je ne t'en voudrai pas pour autant. Nous sommes entre amis :-)

10:50 PM  
Anonymous soccaibortch said...

RAF,Je te souhaite beaucoup de courage pour ton grand projet,je croise les doigts.Je pense qu'Emir est toujours pret à aider quelqu'un qui se lance dans le cinéma,mais il le fera plus facilement chez lui dans son village;loin de la pression médiatique.

10:34 AM  
Blogger raf said...

Merci beaucoup... mais j'ai comme l'impression de te connaitre... Da li je taj "soccaibortch" moja Vekiša ? mmmh ? hajde bre siguran sam da si ti !

12:10 AM  
Anonymous adjaya said...

Bonjour Raf.
Je me souviens, je ne saurais plus te dire où, toujours est-il qu'en ayant lu quelques commentaires de toi, ou peut-être sur ce blog, avoir été séduit par ton écriture. On a tous des projet plus ou moins ambitieux, qui verrons le jour ou pas. Pour moi, là n'est pas la question.
Tu dis avoir écris ce billet d'une façon spontanée, et bien c'est superbe ! Je ne sait pour tes projet, mais je suis sûr que c'est dans cette spontanéité que tu devras te révéler.

8:06 PM  
Blogger raf said...

Merci Adjaya ce commentaire me touche beaucoup, car je me sens très fragile sur le plan de l'écriture.
J'ai écris ce texte le soir même de ma rencontre avec Emir, dans cet instant de solitude qui prend place après une bataille ratée...
Mais surtout ce qui me fait travailler du ciboulot, c'est de me rendre compte que ce texte est plus touchant que le récit sur les chiens errants que j'écris depuis quatre mois. A force de chercher les meilleures formules et de cliquer sur le dictionnaire des synonymes, j'avais perdu la fibre de la sincérité. Vos compliments, Yves Scheiro et toi, m'ont permis de retrouver le fil et de m'y raccrocher pour poursuivre mon aventure de funambule... ensuite, comme toi, je ne base pas mes efforts dans une recherche absolue de la réussite. Ce qui m'importe c'est de me relever quand je tombe, pour continuer à progresser.

4:34 PM  
Blogger Scheiro said...

Raf, je suis d'accord avec Adjaya sur la spontanéité de l'écriture qui peut révéler parfois plus que l'on crois avoir fait passer. Ecrire sous le coup de l'émotion peut, comme dans ce cas, donner un récit captivant pour le lecteur. Et je te crois sans peine lorsque tu dis qu'"à force de chercher les meilleures formules et de cliquer sur le dictionnaire des synonymes, j'avais perdu la fibre de la sincérité." parce que c'est effectivement prendre le risque d'inhiber la volonté d'écrire.
D'un autre côté, revenir mille fois sur une phrase peut aussi faire jaillir l'étincelle.
Je crois surtout qu'en matière d'écriture, il n'y aucune recette et que tout se résume dans le point final. Mais que de très nombreux exercices sont à pratiquer avant d'inscrire ce dernier point.
En tout cas ne jamais perdre courage, même si parfois on peut perdre pied ;-)

7:12 PM  
Blogger raf said...

merci Scheiro c'est très sympa. Je crois que c'est en très grande partie ce que je suis venu chercher dans le bloggin : réappendre à écrire. Je suis maintenant dans la dernière phase d'écriture du long texte, phase très agréable puisque le texte est enfin entié et qu'il m'emballe vraiment, même à la quinze millème lecture. Je me demande si je ne vais pas republier en même temps le texte sur le cimetière, non-retouché, comme ça on verra le chemin accomplit en 6 mois. Pour moi entre ces deux textes y a un pas de géant, tu me diras ce que tu en penses druge.

1:27 PM  
Blogger Scheiro said...

Je te donnerai mon avis, Raf, en essayant d'être le plus objectif possible. Comme pour toi, blogguer me fait progresser, mais je trouve que j'avance très lentement.
C'est aussi parce que je ne peux pas m'empêcher de me disperser. Lorsque j'écris, je suis tjs tenté de savoir ce qui a déjà été publié sur le même thème et, après lecture, j'en arrive presque tjs à conclure que je ne ferai pas mieux, alors je laisse tomber et je passe à autre chose ;-)

1:46 AM  
Blogger raf said...

je dois dire qu'en ce moment je suis solidement attaché à mes centres d'intérêts principaux, je pourrais publier le prochain texte sous un autre nom et blog que tu me reconnaitrais ! ;-)
Je relis mon commentaire précédent et m'apperçois que je m'y vante bcp. Aujourd'hui je me sens moins sûr de ma performance. Euphorie, insatisfaction, l'espoir fait des zigzagues.. ah ! ah ! à bientôt l'ami !

12:22 AM  
Blogger Scheiro said...

Le cinéaste Emir Kusturica a plaidé son innocence et son pacifisme lors du procès en appel intenté contre l’écrivain monténégrin Andrej Nikolaidis, qui avait publié en 2004 un texte rappelant l’engagement constant du réalisateur aux côtés du régime de Milosevic durant toute la guerre de Bosnie. À Podgorica, Kusturica peut compter sur une justice complaisante et la protection de son ami Milo Djukanovic.

Courrier des Balkans
Bonne lecture, druge Raf !

10:32 PM  
Blogger raf said...

merci j'ai tout lu. Moi je les trouve un peu chiants tous ces gens qui vous sautent à la gorge si vous dites du bien d'un serbe. Pour moi le Kustu ne fait vraiment pas de propagande pro-serbe, il refuse juste de les voir comme de horribles bouchers qui agressent sans raison.

9:02 PM  
Blogger Scheiro said...

Dans ce cas il s'agit, au départ, d'un règlement de compte entre yougoslaves.
Mais tu as raison de dire que les gens voient les Serbes comme des assassins en puissance et pensent que parce que Milosevic a été un tyran forcement tous les Serbes le sont. Tant pis pour tous les Serbes qui se sont opposés à Milo, tant pis pour ceux qui ont été les premières victimes de sa politique, pour ceux qui ont subit cette guerre alors qu'ils étaient encore dans les jupes de leur mère... Ces gens oublient que les adversaires des Serbes sont aussi responsables que ces derniers en ce qui concerne cette guerre. Sans parler des Européens qui s'en sont lavés les mains au début pour crier à l'horreur quand il était trop tard, comme d'hab !

11:24 AM  
Blogger raf said...

oui, il y a un total autisme des occidentaux qui se réfugient dans la propagande pro-kosovarde ou pro-croates, et une nouvelle fois se lavent les mains en donnant les bons et les mauvais points, sans se rendre compte d'une chose essentielle. Tant que la Serbie continue ainsi de s'effondrer (et c'est le cas, les nouvelles de Serbie sont des plus désastreuses), le match n'est pas terminé.
La Serbie n'est pas totalement sortie de la guerre, elle ne se reconstruit pas. Le dinar perd chaque jour un peu plus de valeur face à l'Euro, le moral s'effondre lentement dans le désespoir le plus profond. Comment alors résister aux vieux chants patriotiques joués par quelques populistes ?
Je suis inquiet Scheiro, il faut que je retourne en Serbie au plus tôt.

2:54 PM  
Anonymous Anonyme said...

Pourquoi je sens un peu d'amertume dans ton récit ? Faut un sacré kilo de culot pour aborder un inconnu aussi fameux soit-il… Je pense que le "brate" a tout pourri… c'est comme le "cousin" rebeu des cités, ça n'ouvre pas vraiment de portes, c'est une ponctuation dans la phrase, sans plus. Je sais que ça n'est pas le propos, j'ajoute juste de l'eau au moulin de ton blog sur lequel je tombe en cherchant sur Google une carte de ma mère patrie…Les photos sont superbes et y'a de l'âme là-dedans… :-)

6:19 PM  
Blogger raf said...

merci brate anonyme, tes compliments sont touchants. n'hésite pas à réagir ou à me contacter da razgovaramo à propos de ta mère patrie.
pozdrav..

8:56 PM  

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